mardi 31 janvier 2006

Tardi _ Vautrin : Le cri du peuple. (Casterman)

18 mars 1871. Sur le coup de trois heures du matin, des hommes en armes montent à l'assaut des collines escarpées de la butte Montmartre. Dans cette nuit silencieuse, à peine troublée par la chute des flocons de neige qui meurent doucement sur le mauvais pavé parisien, la troupe vient prendre possession des canons de la Garde nationale. Ordre de Monsieur Thiers, le chef du gouvernement. L'époque est troublée. La guerre avec les Prussiens vient tout juste de s'éteindre. Pas question de laisser ces pièces d'artillerie entre les mains du peuple. Mais celui-ci ne l'entend pas ainsi. Et au lever du jour, tandis que les soldats tentent maladroitement de descendre les canons le long de la butte, Paris se réveille révolutionnaire. Cris, protestations, poings qui se lèvent : personne ne le sait encore, mais la Commune vit ses premières heures… (L’éditeur)

Comme je l’avais deviné, l’association du magnifique roman de Jean Vautrin LE CRI DU PEUPLE avec les dessins du génial Tardi donne, en BD, quatre volumes au format à l’italienne absolument formidables. ( Les canons du 18 mars, L’espoir assassiné, Les heures sanglantes, Le testament des ruines) On pourrait presque croire que l’œuvre était écrite sur mesure pour le dessinateur. Le lecteur forcené que je suis préfère néanmoins le livre à la BD mais franchement j’ai passé quelques heures de bonheur à lire cette déclinaison du bouquin de Vautrin. C’est un grand plaisir que ces deux « anars » nous offrent avec ces quatre tomes. Je regretterai peut-être l’absence de couleur dans certains cas et peut-être la difficulté évidente à caser tout ce texte dans les phylactères.(Mais je ne vois pas comment il en serait autrement.) Une véritable réussite donc que je conseille aux amoureux de la BD et de la littérature en général.
Les deux images viennent d’Amazon, mon scanner étant trop petit pour le format de ces BD.
La dernière vignette provient de la version « quatre en un » vers laquelle mène le lien ci-dessous.





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lundi 30 janvier 2006

Powaqqatsi : La vie en transformation.

Un voyage inoubliable à travers les 5 continents… En juxtaposant des images de cultures anciennes et de la vie moderne, POWAQQATSI dresse un tableau sans concession du coût humain que représente le progrès sur les sociétés traditionnelles. Un voyage à travers les pays du tiers-monde, qui engage aussi bien l’esprit que l’âme.
Salué par le public et les critiques du monde entier, la deuxième épopée de Godfrey Reggio est un film audacieux. Combinant une photographie étonnante et la musique toujours aussi exquise du compositeur Philip Glass, POWAQQATSI est une expérience émotionnelle, spirituelle et esthétique, d’une beauté à couper le souffle.

Ce film est (presque) aussi stupéfiant que le formidable KOYAANISQATSI. L’Homme est ici le centre du film. L’homme- fourmi, l’homme presque mécanique. L’homme exploité par lui-même. Mais les images sont si éclatantes, si audacieuses dans leur esthétisme particulier que la beauté prime sur tout, même sur la misère. C’est comme le précédent opus de Reggio une pure merveille. Et encore une fois, la musique est plus qu’une illustration sonore. Elle participe énormément au climat envoûtant du l’œuvre. Plus heurtée que dans KOYAANISQATSI, elle donne un sentiment d’urgence au film.
Je défie quiconque de ne pas trouver ces deux films extraordinaires.




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dimanche 29 janvier 2006

Marianne, spirou etc...

Aujourd'hui, un bon dimanche avec Marianne, mon hebdo de référence et Spirou, ma détente du samedi ou du dimanche selon mon temps de libre.
Je lirai aussi les deux derniers chapitres d'un très bon bouquin dont je vous parlerai bientôt.

samedi 28 janvier 2006

Di Rollo, Thierry : Meddik

« … qui pourrait être encore dieu, dans un tel foutoir ? Et qui oserait s’en revendiquer ? »
Grande-Ville. Cité-monde polluée, inique, ultraviolente, déchirée par une guérilla dont les factions même ont oublié l'origine. Grande-Ville. Cité-labyrinthe au ciel de suie peuplé de vautours mutants qui, sans relâche, prélèvent en nuées leur écot sur une population terrifiée. Grande-Ville. Cité-tombeau d'un monde assassiné par l'incurie humaine... Du haut des trois cents étages de l'immeuble de la Gormac, dans le quartier sécurisé des Justes, John Stolker, héritier de l'empire Gormac, contemple Grande-Ville. Sa ville. Alors même qu'il inhale la première bouffée de " K. Beckin ", le Monstre le toise et barrit. Démesuré, il emplit l'espace et trace bientôt son chemin de ruine. John Stolker sait que le Monstre lui montre la voie, celle d'une vengeance nourrie par une haine froide et lucide. Aussi va-t-il régler ses comptes avec la terre entière : il suivra le Monstre... Jusqu'au bout. (L’éditeur)

J’ai un avis assez mitigé sur ce livre. L’histoire est assez classique pour un bouquin de science-fiction mais elle est bien traitée. L’écriture est fluide et incisive et l’on ne s’ennuie pas un seul instant. Le héros est curieusement attachant malgré sa cruauté et sa haine de tout être vivant. Il y a, curieusement, des références et interrogations constantes sur Dieu. Mais ce qui gâche un peu le livre, c’est que l’auteur jugeant sans doute, et avec juste raison, l’histoire un peu linéaire et sommaire, nous balance, comme un cheveu sur la soupe, qu’à cause du manque de place sur terre (ce qui ne se ressent pas du tout dans le récit où au contraire on ressent comme un vide, un désert dans la ville et des buildings (de 400 étages quand même !) sous occupés) des terriens ont quittés la Terre pour Mars, la colonisant et fondant une nouvelle religion. Et la quatrième partie, sans raison, voit le héros sanguinaire rejoindre Mars pour, bien sûr, continuer son boulot de bourreau massacreur. Une fin un peu ratée donc pour un livre honnête sans plus, assez sanglant mais trop décousu.
À déconseiller en tout cas aux dépressifs !



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vendredi 27 janvier 2006

Duneton, Claude : Loin des forêts rouges. (Denoël)

1991, la Russie postsoviétique part à la dérive. Dans la splendeur déchue de Pétersbourg, Claude Duneton découvre les ruines du communisme, qui fut l'idéal de sa jeunesse. Partageant la vie difficile des habitants, le narrateur replonge dans la magie des espérances évanouies. Une famille paysanne en Limousin, où les noms de Staline et de Thorez résonnaient comme ceux des héros antiques. Et où l'attente du Grand Soir permettait d'endurer l'injustice sociale, la mise en apprentissage précoce des enfants...
Dans une langue savoureuse et précise, Duneton fait resurgir le monde des ateliers qu'il a trop tôt connus, " l'odeur des perceuses, de ce produit laiteux dont on barbouillait les forets, mélangé à la limaille ". Alors, la révolte semblait aller de soi... Entre le vieux rêve communiste français au parfum de terroir et les illusions perdues de la Russie d'aujourd'hui, ce récit se construit dans un va-et-vient tendre et douloureux.
Dénonçant la grande imposture idéologique, Loin des forêts rouges est aussi une méditation sans amertume sur une génération de dupes, à l'Est comme à l'Ouest, qui ont gardé la force d'espérer.

J’ai du mal à saisir ce que Claude Duneton veut nous raconter ici. On dirait qu’il découvre seulement maintenant que le régime soviétique était asservissant, que le l’URSS n’était pas une démocratie et que Staline était un autocrate responsable de millions de morts dans son propre pays, de l’invention du goulag, de la censure, de l’extrême pauvreté et même d’une famine commanditée contre son propre peuple ! Petit livre bizarre. Claude Duneton serait-il un naïf ?
Ce bouquin aurait été utile il y a trente ans (mais il y avait déjà des témoignages accablants), peut-être même encore il y a vingt ans. Mais là, je me demande vraiment à quoi il sert. Bon, reste l’écriture limpide de l’écrivain mais c’est quand même bien peu. Un livre sans grand intérêt.



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jeudi 26 janvier 2006

Vautrin, Jean : Le cri du peuple. (Grasset)

« Á travers les mille péripéties de son roman, ses intrigues amoureuses, ses intrigues politiques, ses explosions langagières, Jean Vautrin donne une ampleur étonnante à toutes les modulations de ce cri du peuple, jailli du plus profond de la déchéance et du désespoir, cri de haine et cri d’amour indissolublement confondus. » Pierre Lepape, LE MONDE. (quatrième de couverture)

Jean Vautrin, dans ce livre nous plonge dans le Paris de la Commune, cette aventure révolutionnaire authentiquement populaire. Il nous faire vivre cet événement dans tout son esprit et sa truculence. Il ressuscite avec talent ce pan essentiel de notre histoire et l'ambiance du Paris à la fin du XIX° siècle. LE CRI DU PEUPLE fait irrésistiblement penser aux romans feuilletons de cette époque avec ses chapitres courts, ses rebondissements incessants et ses personnages hauts en couleur. C’est la littérature de tradition populaire qu’il fait revivre ici. Le livre commence déjà avec plusieurs énigmes et une nuée de personnages: Gueule d'amour, Fil de fer, Caracole, Œil de velours... Grondin, ancien bagnard devenu chef de la Sûreté cherche à se venger. Mais de qui ? Tarpagnan, le jeune capitaine passé du côté des insurgés est amoureux de Caf’conc’ une belle chanteuse révolutionnaire. Le commissaire Mespluchet, et son adjoint finiront-ils par découvrir l'assassin de la noyée du pont de l'Alma ? Les récits passionnants se multiplient sans nous faire oublier la Grande Histoire. Et les héros de fiction côtoient les personnages de nos livres d'histoire, les Jules Vallès, Claude Monet, Louise Michel... Au comptoir des bistrots ou sous la mitraille, c'est notre Histoire qui nous saute à la figure. Dans une écriture à la « Céline ». Vautrin a tout compris du roman populaire et met son talent au service de celui-ci. Ce livre truculent est le fils du COMTE DE MONTE CRISTO et du JUIF ERRANT. Des MISÉRABLES et de LA PORTEUSE DE PAIN. C’est un bouquin « canaille », une plongée au plus profond de cette tragédie qu’était La Commune de Paris, qui ravira les amateurs de belles histoires bourrées de rebondissements et les connaisseurs en littérature (Vautrin écris plus que bien).
Ce livre est un régal !
Je viens de me procurer à la bibliothèque les quatre tomes de la BD de Tardi tirée de ce livre. Je pense que la rencontre de cette œuvre et de ce formidable dessinateur sera à la hauteur.



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mercredi 25 janvier 2006

Comte-Sponville, André : Valeur et Vérité : études cyniques. (PUF/Perspectives critiques)

Comment penser le rapport entre La valeur et La vérité ?
Si la valeur est vraie, comment échapper à la religion ? Si elle ne l’est pas, comment échapper au nihilisme ?
Si la vérité commande, comment échapper au dogmatisme ? Si elle obéit, comment échapper à la sophistique ?
Il s’agit ici, à la suite de Diogène et Machiavel, mais aussi de Montaigne, Pascal ou Spinoza, de trouver une autre voie. Le cynique, en ce sens philosophique, c’est celui qui disjoint les ordres : il ne se fait d’illusions ni sur la vérité (qui est sans valeur intrinsèque) ni sur la valeur (qui est sans vérité objective) ; mais il ne renonce pourtant ni à l’une ni à l’autre. La vérité ne vaut que pour qui l’aime ; la valeur n’est vraie que pour autant qu’on s’y soumet. C’est où se croisent la connaissance et le désir : c’est où l’amour rencontre, parfois, la vérité qui le contient.
De là une morale et d’avantage. Les cyniques, disait Montaigne, donnent « extrême prix à la vertu » : le cynisme est une philosophie sans foi ni loi, mais non sans fidélité ni courage. (L’auteur)

En douze études magistrales, André Comte-Sponville démontre encore une fois la qualité de sa réflexion, en particulier dans le domaine de l’éthique. Il écrit toujours des livres dont la propriété est d’être lisibles, clairs tout en restant accessibles. Encore une fois, il s’agit ici d’un ouvrage à méditer.
Au fil de ses pensées, il encourage le lecteur à se libérer des dogmes et à se forger sa propre opinion. En philosophie, tout est incertain, tout est recherche. Mais la clarté de cet ouvrage (émaillé de citations de Montaigne) en fait une sorte de guide qui aide à appréhender les rapports entre philosophie et matérialisme.
Comte-Sponville est certainement l’un des philosophes contemporains les plus attachant, un humaniste « lucide ». Le plaisir de la lecture de ses ouvrages est réel et donne un sens certain aux réflexions sur la vie quotidienne et sur l’ordre des priorités de l’existence.



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mardi 24 janvier 2006

Duncan, David James : La vie selon Gus Orviston. (Albin Michel)

Lorsque Gus Orviston, jeune prodige de la pêche à la mouche, claque la porte de la demeure familiale, il sait qu'il n'y remettra plus les pieds. Finies les ridicules querelles de ses parents, à lui la liberté et les eaux sauvages de l'Oregon. Sur son chemin, l'attendent de drôles d'oiseaux : un vieil Indien, un philosophe et son chien savant Descartes, une souris qui chante, un cadavre et une énigmatique "pêcheuse" qui l'enverra au coeur de la nuit remonter la rivière en compagnie d'une femelle saumon.
Invitation à la philosophie de la vie, célébration de la nature et de la liberté, l'autobiographie de Gus Orviston, assurément l'un des personnages les plus attachants de la littérature américaine contemporaine, est unique d'irrévérence, d'humour et d'intelligence. Ce premier roman, devenu un livre-culte aux États-Unis, a imposé d'emblée David James Duncan aux côtés de Richard Brautigan et de John Irving.
Bien au-delà d'une autobiographie imaginaire, un livre de sagesse qui est devenu un "classique" aux Etats-Unis. (L’éditeur)

Ce livre merveilleusement bien écrit est une fable écologique mais aussi une petite leçon de philosophie et un hymne à la vie et à la nature. Un bouquin bourré d’humour mais extrêmement intelligent. L’écriture est lumineuse et subtile, le récit soutenu, drôle et inventif. Une œuvre brillante qui narre le chemin que doit faire le héros avant de découvrir, grâce à une apparition féerique, la paix et une vie d’épanouissement dans une existence toute entière dédiée au bonheur.
Un livre optimiste à dévorer.
Un livre que je suis absolument certain de relire.



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lundi 23 janvier 2006

Brussolo, Serge : Ambulance (L'). (Éditions Vauvenargues)

Une étrange épidémie s'est abattue sur le monde. Il s'agit d'un virus migratoire qui pousse les individus à abandonner leur travail, leur domicile, leur famille, pour se lancer sur les routes sans but réel. L'une après l'autre, les villes se vident, des milliers de personnes errent à travers le pays, marchant nuit et jour sans prendre le temps de dormir ni même de manger.
Si les plus forts avancent sans relâche, les plus faibles s'écroulent à bout de force.
Des ambulances talonnent les fuyards pour leur porter secours.
Des ambulances sur lesquelles courent les légendes les plus inquiétantes... (L'éditeur)

Les bouquins de Serge Brussolo se suivent et ne se ressemblent pas. Le précédent LES BRIGADES DU CHAOS était assez catastrophique malgré une deuxième partie qui sauvait un peu l’ensemble du ridicule. Par contre ce livre, L’AMBULANCE, ce situe plutôt dans les « bons » livres de l’auteur. Paru pour la première fois dans le Fleuve Noir en 1985 sous le titre nettement plus évocateur : AMBULANCE CANNIBALE NON IDENTIFIÉE, le récit tient la route. Toujours les créations délirantes de l’auteur (maisons de sept étages qui se déplacent avec conducteurs dans le grenier par exemple) mais ici, serge Brussolo se maîtrise un peu (un peu seulement) et contrôle son roman. Un roman assez paranoïaque d’ailleurs où jusqu’au bout du récit, on ne sait pas qui manipule qui. La fin, très souvent le point faible des ouvrages de cet auteur, est habile et si le roman n’est certes pas un chef d’œuvre, il est suffisamment prenant pour donner quelques heures de bonne détente à un amateur de littérature fantastique pas trop exigeant.



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dimanche 22 janvier 2006

Koyaanisqatsi : La vie en déséquilibre.

Préparez-vous à vivre une aventure unique et intense ! Profond… hypnotisant… et provoquant, KOYAANISQATSI oppose la beauté sereine de la nature à la folie des sociétés urbaines contemporaines. Une véritable redécouverte du mode de vie dans les pays industriels. Un chef-d’œuvre de pur cinéma qui régale tous les sens, stimule l’esprit et explore tout le potentiel de l’art cinématographique ! Le célèbre compositeur Philip Glass (nominé aux Oscar pour son travail sur KUNDUN de Martin Scorcese) et l’inventif chef opérateur Ron Friche nous offrent des images d’une rare beauté et une bande-originale fascinante. Une expérience que vous n’êtes pas prêt d’oublier ! (L’éditeur)

Une fois n’est pas coutume, je vais vous parler aujourd’hui d’un film et non d’un livre. Mais que dire de plus que le texte recopié ci-dessus ?
J’ai vu ce film deux fois au cinéma, au moins quatre fois en cassette et je viens encore de le regarder, venant, d’acheter le coffret contenant ce DVD et un autre du même Godfrey Reggio avec aussi la musique du fantastique PHILIP GLASS : POWAQQATSI..
C’est une œuvre impressionnante. Elle donne une vision du monde hallucinante qui entre ralentis et accélérés et avec une musique hypnotique, cloue littéralement le spectateur pendant une heure vingt trois. D’une ville vue du ciel nous passons aux circuits d’un microprocesseur. De la nature la plus sauvage, nous arrivons dans une ville moderne où la population court frénétiquement à la recherche de l’on ne sait trop quoi.
Il est vraiment difficile de parler de ce film qui n’est pas vraiment un documentaire et qui ne raconte pas une véritable histoire sauf peut-être celle de montrer notre planète sous différentes facettes. Toutes fascinantes. En tout cas, c’est sans aucun doute un des films les plus captivants, impressionnants et attachants que je n’ai jamais vu.
Un chef d’œuvre ? Mille fois oui !




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samedi 21 janvier 2006

Baricco, Alessandro : Novecento : pianiste. (Mille et une Nuits)

Novecento n’a jamais connu d’autre univers que la mer. Devenu pianiste sur ce bateau dont il ne descend jamais, il en devient un rouage et n’existe qu’à travers lui. Virtuose enflammant les « Roaring Twenties », défiant Jelly Roll Morton « l’inventeur du jazz » Novecento joue une musique jamais entendue, merveilleuse, à laquelle il restera lié pour l’éternité.

C’est une histoire troublante, touchante et assez extraordinaire que celle de cet homme qui refuse le monde extérieur et qui passe sa vie entière sur le même bateau.
Un monologue d’une finesse stupéfiante qui tient du chef-d’œuvre.
De cet auteur, je mettrai bientôt aussi dans cette rubrique le fabuleux CHATEAU DE LA COLÈRE., autre « Grand » livre de Alessandro Baricco.



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vendredi 20 janvier 2006

Sijie, Dai : Balzac et la petite tailleuse chinoise. (Gallimard)

« Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. À l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais : Dickens, Kipling, Emily Brontë... - Quel éblouissement! - Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara : Avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde. » (L’auteur)

En (essayant) de ranger ma bibliothèque, je suis retombé sur ce petit bouquin qui m’avait charmé à l’époque de sa parution.
Cette histoire, très poétique, montre la puissance de la culture. Comment la littérature se moque des frontières et comment un livre de Balzac ou d’Alexandre Dumas passionne tout autant une petite paysanne chinoise sous la dictature de Mao qu’un occidental cultivé. Ce petit livre, qui se dévore d’une traite, montre que la lecture peut aider à surmonter toutes les épreuves et à nous élever au dessus ne notre condition. Très facile à lire, mais jamais mièvre, c est un bel hommage aux livres de toutes sortes.



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jeudi 19 janvier 2006

Jonas, Hans : Le principe responsabilité : Une éthique pour la civilisation technologique. (Cerf)

L'homme moderne est désormais conscient que ses technologies peuvent aboutir à l'extinction de toute vie sur Terre. Cette éventualité n'est bien sûr qu'un possible, mais elle n'est pas improbable et la peur qu'elle provoque peut fonder une nouvelle éthique de la précaution qui invite l'humanité à empêcher que le pire ne se réalise.
Dans cet ouvrage, qui a participé au renouveau de la pensée éthique contemporaine, Hans Jonas approfondit une réflexion qui s'inscrit sans doute dans le courant écologiste, mais qui invite surtout à penser les devoirs qui nous lient aux générations futures. Si le monde nous a été prêté par nos petits-enfants, comme le rappelle un proverbe indien, il faut donc tout mettre en oeuvre pour que les conditions d'une vie future authentiquement humaine sur Terre ne soient pas compromises...
La technologie a introduit de profondes modifications.
Les avantages énormes que le progrès de la science et de la technologie ont apporté sont étroitement liés à de terrifiants inconvénients. La nature est devenue un objet de responsabilité, car la technique l'a rendue vulnérable. La technologie devient une dynamique dont nous perdons le contrôle et il est nécessaire de la nommer, car elle peut engendrer des irréversibilités tant humaines que naturelles.
L'action éthique passe par de nouveaux impératifs : C'est à l'échelle collective qu'il faut aujourd'hui tenter de réguler les effets de la technologie. Le devoir des hommes d'Etat consiste désormais à privilégier systématiquement la perspective négative sur la positive lorsqu'ils prennent des décisions liées à la technologie, de manière à éviter les catastrophes. L'action éthique a de nouveaux buts Il faut sauver la nature pour garantir la survie de l'espèce humaine et renoncer à l'utopie du progrès, même dans une perspective d'amélioration des conditions de l'humanité. C'est la peur qui motive l'action au sein de l'éthique « d'avenir », nous obligeant à protéger et à respecter les données du présent, pour que celles-ci subsistent dans le futur.
Le Principe responsabilité intéresse le management à plusieurs titres et très directement. Par son titre d'abord. Ecrit il y a bientôt vingt ans, la notion de responsabilité est devenue une sorte de leitmotiv dans l'entreprise et dans la sphère publique. Ce que l'on entend quotidiennement par responsabilité dans l'entreprise, c'est la manière de renvoyer l'individu quel que soit son niveau hiérarchique à l'amplitude de son action -développement de la « responsabilisation » et de l'autonomie des agents -. La responsabilité est aussi et surtout l'obligation faite à l'individu de rendre compte des effets de ses actes face à une autre instance : hiérarchique, ou financière (actionnaire), ou politique et juridique. Cette obligation est celle de tout individu dans une fonction donnée, qu'il ait ou non, un réel pouvoir de décision. A cet égard, on peut dire que la notion de responsabilité est entrée dans les moeurs, mais elle prend ici une autre ampleur : elle devient un principe commandé par un état donné de l'avancée technologique. La responsabilité devient principe dans une conjoncture précise dans laquelle les incidences de l'ère technologique peuvent se révéler irréversibles. Si la responsabilité est érigée en principe, c'est parce que d'autres critères sont apparus comme étant défaillants au fil du temps, au fil de la modernisation et de l'industrialisation de nos pays. Malgré toutes les prévisions scientifiques, celles-ci n'ont pas mesuré, ou ne se sont pas souciées des effets pervers contenu dans le grand projet de l'utopie du progrès. Aussi Jonas porte t-il son adresse non pas à tout individu, mais plutôt à ceux qui décident des enjeux majeurs de notre temps, et particulièrement aux politiques. Cette adresse, on le voit aujourd'hui, pourrait s'étendre à tout décideur qu'il se place dans la sphère politique ou économique. Celui-ci n'a pas le droit de menacer la vie des autres êtres quand bien même cette menace pourrait être susceptible d'améliorer les conditions d'existence de l'ensemble de l'humanité. Implicitement, le manager doit prendre conscience de l'équilibre à trouver entre le risque nécessaire à toute action entrepreneuriale, et le risque majeur dans sa prise de décision.
Autant dire qu'un ingénieur et dirigeant ne pourra plus s'appuyer sur l'idée qu'il peut être « maître et possesseur de la nature » grâce à la technique, comme le prétendait Descartes. Pourquoi ? Parce qu'il est devenu lui-même l'objet de sa propre technologie : ce sont surtout les risques écologiques et biologiques qui sont décriés par Jonas. Reconnaissons cependant que la peur heuristique sous-jacente à tout principe de responsabilité rappelle ce fameux adage de Rabelais : « science sans conscience n'est que ruine de l'âme ». Ajoutons néanmoins que l'acuité du propos porte surtout sur le caractère inédit de notre ère dont les usages non coordonnés peuvent se révéler inéluctables.
L'enjeu du texte de Jonas porte sur un autre point. Jusqu'alors l'éthique permettait de normer nos actions en toute circonstance. La norme de vérité était celle des sciences de la nature qui proposaient un critère universel. Or, l'application technique des sciences de la nature a parfois invalidé l'idée que le critère universel scientifique pouvait constituer des normes pour nos actions, et par conséquent pouvait contribuer à fonder une éthique (morale kantienne). Par ailleurs, aujourd'hui, pour déterminer le caractère éthique d'un acte, il faut presque être un technicien du champ dans lequel s'exerce cet acte.
Ainsi assistons-nous au développement d'éthiques dans des domaines spécialisés qui supposent que nous soyons des experts des différents savoirs concernés : éthiques des affaires, bioéthique, éthique de l'information, etc. Pour Jonas, il est nécessaire de recentrer l'éthique autour d'un principe afin qu'elle ne produise pas un langage d'initié et qu'elle devienne opératoire. (L’éditeur)

Un livre assez difficile mais passionnant. Un ouvrage mis à jour plusieurs fois pour « coller » aux réalités technologiques et politiques. L’auteur montre le « vide éthique » en face d’une évolution scientifique terriblement rapide. Hans Jonas propose une reformulation de l’éthique autour de l’idée centrale de responsabilité sous ses différents aspects, naturelle et contractuelle, tournée vers l’avenir et dégageant dans le rôle des enseignants et des politiques deux exemples essentiels. Il reprends les concepts clés de l’éthique, de l’éducation, de la politique et de l’histoire et discute les idéaux du progrès et les utopies et fait toute sa place aux limites de la tolérance de la nature, à la souffrance, à la peur et à l’espérance responsable. Au passage, il évoque et discute l’extensibilité de la responsabilité politique vers l’avenir, de l’implication collective et de l’avenir de l’humanité en parallèle à celle de la nature et se pose des questions sur une éventuelle (utopiste) supériorité culturelle et éthique d’une société sans classe. Une réflexion que devrait d’urgence lire l’ensemble des scientifiques, de la classe politique et des « décideurs » (mon dieu que je n’aime pas ce terme). Un livre exigeant mais qui apporte énormément.


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mercredi 18 janvier 2006

Baudelaire, charles : Le Spleen de Paris. (Jean de Bonnot)

LE CRÉPUSCULE DU SOIR.
Le jour tombe. Un grand apaisement se fait dans les pauvres esprits fatigués du labeur de la journée; et leurs pensées prennent maintenant les couleurs tendres et indécises du crépuscule.
Cependant du haut de la montagne arrive à mon balcon, à travers les nues transparentes du soir, un grand hurlement, composé d'une foule de cris discordants, que l'espace transforme en une lugubre harmonie, comme celle de la marée qui monte ou d'une tempête qui s'éveille.
Quels sont les infortunés que le soir ne calme pas, et qui prennent, comme les hiboux, la venue de la nuit pour un signal de sabbat? Cette sinistre ululation nous arrive du noir hospice perché sur la montagne; et, le soir, en fumant et en contemplant le repos de l'immense vallée, hérissée de maisons dont chaque fenêtre dit:«C'est ici la paix maintenant; c'est ici la joie de la famille!» je puis, quand le vent souffle de là-haut, bercer ma pensée étonnée à cette imitation des harmonies de l'enfer.
Le crépuscule excite les fous. - Je me souviens que j'ai eu deux amis que le crépuscule rendait tout malades. L'un méconnaissait alors tous les rapports d'amitié et de politesse, et maltraitait, comme un sauvage, le premier venu. Je l'ai vu jeter à la tête d'un maître d'hôtel un excellent poulet, dans lequel il croyait voir je ne sais quel insultant hiéroglyphe. Le soir, précurseur des voluptés profondes, lui gâtait les choses les plus succulentes.
L'autre, un ambitieux blessé, devenait, à mesure que le jour baissait, plus aigre, plus sombre, plus taquin. Indulgent et sociable encore pendant la journée, il était impitoyable le soir; et ce n'était pas seulement sur autrui, mais aussi sur lui-même, que s'exerçait rageusement sa manie crépusculeuse.
Le premier est mort fou, incapable de reconnaître sa femme et son enfant; le second porte en lui l'inquiétude d'un malaise perpétuel, et fût-il gratifié de tous les honneurs que peuvent conférer les républiques et les princes, je crois que le crépuscule allumerait encore en lui la brûlante envie de distinctions imaginaires. La nuit, qui mettait ses ténèbres dans leur esprit, fait la lumière dans le mien; et, bien qu'il ne soit pas rare de voir la même cause engendrer deux effets contraires, j'en suis toujours comme intrigué et alarmé.
O nuit! ô rafraîchissantes ténèbres! vous êtes pour moi le signal d'une fête intérieure, vous êtes la délivrance d'une angoisse! Dans la solitude des plaines, dans les labyrinthes pierreux d'une capitale, scintillement des étoiles, explosion des lanternes, vous êtes le feu d'artifice de la déesse Liberté! Crépuscule, comme vous êtes doux et tendre! Les lueurs roses qui traînent encore à l'horizon comme l'agonie du jour sous l'oppression victorieuse de sa nuit, les feux des candélabres qui font des taches d'un rouge opaque sur les dernières gloires du couchant, les lourdes draperies qu'une main invisible attire des profondeurs de l'Orient, imitent tous les sentiments compliqués qui luttent dans le coeur de l'homme aux heures solennelles de la vie.

Voila l’exemple d’un poème en prose de Charles Baudelaire. Tiré du SPLEEN DE PARIS, c’est, vous l’avouerez, une merveille mélancolique et mystérieuse. J’aime ce recueil de poésies à la folie. Certes il est sans doute moins accessible que son autre chef d’œuvre LES FLEURS DU MAL qui, lui, rassemble de fabuleuses poésies en vers cette fois. Et entre les deux ouvrages, j’aurais du mal à choisir. Mais je crois que LE SPLEEN DE PARIS est peut-être plus novateur, plus moderne. Comme l’exemplaire que je possède est magnifique et richement illustré par des dessins d’Ingo Avolta, c’est donc celui-ci que je vous présente.
En fin de soirée, prenez ce livre et lisez une poésie au hasard. Votre nuit sera peuplée de songes magiques Allez, un dernier pour la route ! Le célèbre :

ENIVREZ-VOUS
Il faut être toujours ivre, tout est là ; c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, ou de vertu à votre guise, mais enivrez-vous!
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge; à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est. Et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront, il est l'heure de s'enivrer ; pour ne pas être les esclaves martyrisés du temps, enivrez-vous, enivrez-vous sans cesse de vin, de poésie, de vertu, à votre guise.

Lisez ou relisez Baudelaire !


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mardi 17 janvier 2006

Kingsolver, Barbara : L'arbre aux haricots. (Rivages poche)

Taylor Greer n'a pas l'intention de finir ses jours dans le Kentucky, où les filles commencent à faire des bébés avant d'apprendre leurs tables de multiplication. Le jour où elle quitte le comté de Pittman au volant de sa vieille coccinelle Volkswagen, elle est bien décidée à rouler vers l'Ouest jusqu'à ce que sa voiture rende l'âme. C'est compter sans le désert de l'Oklahoma où, sur le parking d'un bar miteux, elle hérite d'un mystérieux balluchon : une petite Indienne. On est à Tucson dans l'Arizona ; Taylor a les yeux grands ouverts, de l'énergie à revendre et une bonne dose d'humour. Dans un garage un peu spécial, elle va rencontrer à la fois la générosité et l'inacceptable, et trouver l'espoir de garder celle qui est devenue son enfant, la petite Turtle. L'ARBRE AUX HARICOTS est une histoire de rire et de peine, un magnifique début pour une nouvelle romancière contemporaine. La suite des aventures de Turtle et de sa mère a été publiée sous le titre : LES COCHONS AU PARADIS. (L’éditeur)

Marietta, jeune femme du Kentucky décide d’échapper au destin tout tracé, à cette fatalité qui devrait la condamner à devenir une fermière. Avec de petites économies, elle achète une coccinelle (sans démarreur ni vitres) et file vers l’Ouest en quête d’un avenir qu’elle pense forcément meilleur. Lors d’une halte dans un bar minable en Oklahoma, elle se voit supplier par une femme d’emmener un enfant.
Après avoir constaté que la petite fille avait subit de terribles violences, elle décide de garder la fillette, la surnomme « Turtle » (Tortue), se rebaptise aussi pour l’occasion « Taylor » et file tout droit vers l’Arizona. Les pneus de sa voiture ayant rendus l’âme à Tucson, c’est-là qu’elle se fixe. Ce sont les aventures de cette femme et de sa fille adoptive qui sont racontées d’une façon magnifique dans ce très beau premier roman. Un livre remarquable qui parle des gens de condition modeste qui tentent de lutter pour survivre dans cette société américaine qui ne reconnaît que la loi du plus fort. Et pourtant ce livre est terriblement américain. (Ce « nomadisme » courant chez les Etats-Uniens qui larguent tout très facilement.). Ce livre, écrit par une femme, est aussi un livre « de femmes » dans le sens où tous les principaux protagonistes du bouquin et tous les caractères un peu fouillés sont ceux de femmes. Les hommes, ici, sont quasiment absents soit physiquement soit moralement. Contrairement au quatrième de couverture, je ne trouve pas que ce soit une histoire de rire. On peut certes sourire à certaines situations mais je parlerai plus d’humour tendre que de rire. Mais par contre c’est bien une histoire de peine où sont abordés les sujets graves de maltraitances, d’immigrations illégales, de pauvreté et d’ignorance.
De ce livre se dégagent des impressions partagées de fatalité et d’optimisme. On sait que l’héroïne va s’en sortir mais on compatit à son sort. Un ouvrage ou se mêle habilement tristesse et gaieté et même loufoquerie par moment.
Je remercie mon amie Lys de m’avoir, en m’offrant ce livre et sa suite, fait découvrir cet auteur. J’ai pris un très grand plaisir à sa lecture. Comme à mon habitude, je vais laisser passer quelques semaines avant d’entamer le deuxième : LES COCHONS AU PARADIS. Mais je suis déjà impatient de connaître la suite de cet attachant bouquin.
Merci ma la Lys.



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lundi 16 janvier 2006

Lemay, J.&D. : Message pour l'avenir. (Fleuve Noir / anticipation)

Carsentuilalingua, dit Caro et Anvern, le gaélique, jeunes scientifiques du XX° siècle, ont foi dans le passé de l’homme et dans l’universalité de l’espèce. Ayant vaincu les obstacles matériels, ils trouvent la preuve que les Grands Anciens ont occupés la terre dans un passé reculé et se voient proposer une mission fantastique : retrouver dans la galaxie les descendants des Grands Anciens.
Il ne leur est imposé qu’un impératif : effectuer le long voyage avec deux compagnes et malgré cela demeurer purs comme elles devront l’être. Le destin, ou ce qui apparaît aux jeunes gens comme quelque chose de plus puissant que celui-ci, leur fait trouver les compagnes idéales. Caro, le descendant des rois africains, et Anvern, l’enfant des brumes et du vent quittent la terre en compagnie de Paule, l’étudiante parisienne et de Velna, blonde suédoise passionnée de physique théorique.
Ils ont été dûment avertis que leur quête serait gratuite quels que soient les risques encourus. Ceux-ci vont jusqu’au sacrifice suprême et pourtant la machine merveilleuse qui emporte les jeunes gens à travers la galaxie ne possède aucune arme.
La foi en un idéal, la jeunesse, l’enthousiasme, l’amour et l’amitié, sauront-ils vaincre la peur, l’étrange, les super intelligences, les apparences toujours trompeuses ? La réponse est oui. Mais à quel prix ? (L’éditeur)

Depuis la création de ce blog, je voulais vous présenter ce livre. Un « Fleuve Noir » de la collection « Anticipation ». D’habitude, ces bouquins n’ont que peu ou pas d’intérêts. Celui-là en est une des rares exceptions. Certes ce livre est loin d’être un chef-d’œuvre mais il se laisse lire, non seulement sans ennui, mais même avec ardeur.
Je me vois encore l’acheter Gare de Lyon à Paris au début de l’année 1968. (Pffff le temps passe si vite !) Et pour l’adolescent que j’étais alors, ce livre était littéralement passionnant. Il abordait des thèmes encore novateurs pour l’époque (le racisme, l’écologie, la non-violence etc) et même un soupçon de début de sexualité, ce qui pour cette collection et à cette date était vraiment exceptionnel !
J’ai relu ce bouquin il y a quelques années en m’attendant à être terriblement déçu et il n’en a rien été. Certes l’histoire est un peu naïve mais elle tient encore la route. Les tribulations de ces quatre jeunes gens à travers la galaxie pour trouver les descendants des « Grands Anciens » sont toujours captivantes et, de planètes en planètes, leurs recherches et aventures se laissent toujours lire avec plaisir. La fin me paraît maintenant très prévisible et même téléphonée mais à l’époque de ma première lecture, je l’avais trouvé surprenante et très originale. En bref, un très bon bouquin pour ado et que je conseillerais même à l’occasion comme lecture délassante pour les adultes, à la condition de pouvoir le trouver dans une librairie spécialisée en livres d’occasions bien sûr !

dimanche 15 janvier 2006

Morris & Goscinny : Lucky Luke. (Dupuis et Dargaud)

Aujourd’hui, je relis une série de « Lucky Luke ».
C’est un classique de la BD que tout le monde connaît.
Morris (Maurice de Bevere) crée le personnage de Lucky Luke en 1946 pour l'almanach Spirou 1947. La série devient alors régulière dans Spirou à partir de ce moment. Cette BD s’améliore de plus en plus et devient une série phare de l’hebdomadaire. Puis Morris déménage aux États-Unis où il rencontre le (futur) célèbre Goscinny. Ce dernier devient en 1955 le scénariste de la série. Chaque album est alors une petite merveille d’humour. La création des affreux, bêtes et méchants Dalton (Joe, William, Jack et Averell) en 1958 dans LES COUSINS DALTON a un succès immédiat. En 1968, Lucky Luke quitte Spirou pour le magazine Pilote. A la mort de Goscinny, Morris collabore avec différents scénaristes (Léturgie, Fauche, Vicq et d’autres) et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat n’est pas à la hauteur des albums de la grande époque. En fait, on peut affirmer que Lucky Luke comme Astérix est « mort » avec le génial René Goscinny.
Vous pouvez consulter ici le
SITE OFFICIEL DE LUCKY LUKE.


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samedi 14 janvier 2006

Brite, Poppy Z. : Self made man. ( Au Diable Vauvert)

Hanté par les enfants de la nuit et les exclus du rêve américain, imprégné de rock et de culture gothique, ce recueil aux multiples facettes serpente du fantastique morbide à la littérature criminelle, de l'histoire au conte de fée, explore les amours homosexuelles, décline les représentations modernes des démons... En douze nouvelles, une introduction au talent et au pouvoir subversif de l'auteur du Corps exquis.
Une douzaine de textes, la plupart, des nouvelles. Malsain, pervers et perfide avec thématique homosexuelle. (L’éditeur)

Je n’ai guère aimé ce bouquin. Des nouvelles souvent sanglantes, presque toujours pornographiques mais jamais excitantes et rarement passionnantes. On dirait que l’auteur a cherché à choquer juste pour le plaisir. Le résultat est, à mon avis, plutôt ennuyeux. Poppy Z. Brite est, paraît-il, un écrivain incontournable. J’ai sans doute lu le mauvais bouquin. J’essaierai, un jour de lire un autre ouvrage d’elle. Mais pour l’instant, je ne suis pas convaincu et je reste sur une impression plutôt mauvaise. :question:


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vendredi 13 janvier 2006

Perec, Georges : La vie mode d'emploi. (Hachette)

La Vie mode d'emploi est un livre extraordinaire, d'une importance capitale non seulement dans la création de l'auteur, mais dans notre littérature, par son ampleur, son organisation, la richesse de ses informations, la cocasserie de ses inventions, par l'ironie qui le travaille de bout en bout sans en chasser la tendresse, par sa forme d'art enfin : un réalisme baroque qui confine au burlesque. (Jacqueline Piatier, Le Monde) L'ironie, très douce, imperceptible, fantomatique, moirée, faite d'un détachement extrême, d'une méticulosité et d'une patience qui deviennent de l'amour...
En résumé, c'est un prodigieux livre-brocante, qu'on visite sans se presser, à la fois livre fourre-tout, livre promenade. (Jacques©Pierre Amette, Le Point) Et cela donne des romans exotiques, extravagants, des crimes parfaits, des fables érudites, des catalogues, des affaires de moeurs, de sombres histoires de magie noire, des confidences de coureurs cyclistes... Jeux de miroirs et tables gigognes, entrez dans cet immeuble et vous ferez le tour du monde. Un vertige majuscule. Quand on en sort, on est léger comme une montgolfière. (Catherine David, Le Nouvel Observateur) En quelques centaines de pages, fruits de neuf années de travail, Perec opère le ratissage délibéré, systématique, hallucinant du champ romanesque contemporain. Son livre est, sans doute, à la littérature ce que le Robert est à la lexicographie. (Oatrick Thévenon, L'express).
Roman encyclopédique et oulipien dans lequel l'auteur retrace les événements qui ont ponctué, sur une période de près d'un siècle, l'histoire d'un immeuble parisien et de ses habitants. Selon Italo Calvino, il s'agit du "dernier grand événement dans l'histoire du roman" (dans « Leçons américaines », 1989, p. 190). Prix Médicis 1978. (L’éditeur)

Normalement, ce livre est tout ce que je devrais détester. Et pourtant c’est sans doute un de ceux qui m’ont le plus marqué. Un livre d’une richesse inouï dont la construction extraordinaire est à rapprocher d’une œuvre cinématographique. Ici, rien n’est laissé au lecteur pour imaginer autre chose que ce que l’auteur impose. Les descriptions sont (comme toujours avec Perec) d’une méticulosité incroyable. Le lecteur n’a aucun droit au rêve, à l’interprétation. C’est un livre qui ordonne, qui décide. Vous n’avez que le droit (et dans ce cas c’est un privilège) que de suivre l’auteur dans son récit. Imaginez un gigantesque puzzle de plus de 600 pages ou tout est calculé au millimètre ! Un livre unique et passionnant qui, pour moi, est le meilleur de Georges Perec dont j’aime par ailleurs absolument tous ses autres ouvrages. Un livre essentiel qui doit avoir sa place dans toute bibliothèque qui se respecte.


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jeudi 12 janvier 2006

Grey, Anta : Salauds. (Sortilèges / Les Anges du Bizarre)

Publié en octobre 1949 sous le manteau, SALAUDS, roman noir d’une rare violence, devait connaître avec la censure les mêmes problèmes que LE FESTIN DES CHARAROGNES de Max Roussel.
Mélange d’érotisme aux limite du sadisme (la description de certaines « soirées » laisse rêveur) et de critique sociale (le héros est un pauvre » perverti par les « riches ») SALAUDS surprendra aujourd’hui les lecteurs les plus blasés, en leur montrant ce que peut être un thriller dont l’auteur, demeuré inconnu, est en guerre contre toutes les convenances sociales. (L’éditeur)

Un sadisme de série rose, une violence digne d’un « Bob Morane », des « soirées osées » qui feraient surtout hurler de rire une pensionnaire du couvent des Oiseaux. Une critique sociale que ne renierait pas un lecteur de « Minute » ou du « Figaro Magazine ». Ce livre surprendra surtout par sa terrifiante nullité. Bref, passez votre chemin.


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mercredi 11 janvier 2006

McGrath, Patrick : spider. (Folio)

Solitaire, assis à la fenêtre de la pension Wilkinson dans l’East End de Londres, Spider roule sans fin entre ses doigts les cigarettes o^brûlera son angoisse. Le regard perdu dans les rues et les passages où il courait enfant, il tente de faire remonter les morceaux épars et confus de sa mémoire disloquée.
Á l’écoute des voix qui hantent les cauchemars de spider, au fil du journal que celui-ci écrit pour reconstituer le drame qu’il a vécu, Patrick McGrath nous entraîne dans un voyage inoubliable au cœur de la schizophrénie et de ses démons… (L’éditeur)

Un livre extraordinaire ! (Oui je sais, encore !) On suit dans ce terrible récit les souvenirs et effrayantes souffrances d’un homme, que l’on sait dès les premières pages, malade mental. On a du mal à séparer la réalité des pensées obscures et des hallucinations de cet homme. L’évocation de son enfance entre une belle-mère « terrible » et un père ivrogne vu par son cerveau malade donne un sentiment d'oppression et l’on subit son histoire en essayant de suivre les méandres de son raisonnement.
Le livre est terrible. Sans doute le plus beau, jamais écrit sur la folie. Une œuvre hors du commun.



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mardi 10 janvier 2006

Gamet, André : Douces frances (photographies) (Actes sud / Motta)

1935-2000. 65 années de prises de vue, par le regard d’un seul artiste ! Rares sont les œuvres photographiques qui offrent une perspective aussi vaste, une valeur artistique aussi constante en même temps qu’un intérêt documentaire indéniable.
C’est en effet le même « œil » qui participa avant-guerre aux repas des moissons, observa la présence de l’occupant, puis la frénésie constructrice des années 1960… et qui fixa l’éclipse d’août 1999. Ces témoignages reconstituent l’histoire et les atmosphères de ces Frances qui se sont succédé, passant du rythme du cheval à celui du tout automobile, échangeant l’exaltation impérieuse du progrès en souvenirs du bon vieux temps. (L’éditeur)

Quelles photos magnifiques !
400 photographies en noir et blanc. 400 visions extraordinaires du quotidien. Des visages, heureux ou tristes. Des moments, souvent intimes, préservés pour toujours. Un talent étonnant au service de clichés étonnants par leur beauté. Je ne me lasserai jamais d’admirer ce livre, c’est sûr. :soleil:


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lundi 9 janvier 2006

Silverberg, robert : Le livre des Crânes

Ils sont quatre. Quatre étudiants qui ont décidé de s'assurer l'immortalité physique, fût-ce au prix d'une terrible ascèse. Ils sont partis à la recherche du monastère de la Fraternité des Crânes dont ils ont découvert l'existence par accident dans le Livre. Mais pour atteindre l'éternité, il leur faut se découvrir. A la lisière du fantastique, de la fantasy, de la science-fiction, de l'horreur, un des chefs-d'œuvre absolus d'un des plus grands écrivains américains de notre temps, Robert Silverberg. (L’éditeur)

J’ai toujours bien aimé cet auteur. (Les monades urbaines surtout) Mais j’étais passé à côté de ce livre. Je suis content de l’avoir découvert.
Quatre jeunes découvrent un manuscrit qui leur révèle qu’il existe une confrérie monacale confidentielle qui prétend pouvoir donner la vie éternelle. Plus par jeu que par conviction, les jeunes étudiants : Thimoty, riche « glandeur », Eli l’intellectuel torturé, Ned au tempérament artistique et Olivier, le plus équilibré apparemment, décident de profiter de leurs vacances pour ce mettre en quête d’un mystérieux monastère et de l’immortalité. Chacun a une motivation différente et le récit se construit autour de chaque personnalité. Voyage initiatique ou la mort est au rendez vous pour au moins deux des quatre héros.
C’est un grand roman que je viens de découvrir là. En fait contrairement au commentaire ci-dessus, il ne s’agit pas de science fiction ni même de fantasy. C’est un livre extrêmement psychologique et le fantastique n’est qu’un prétexte. Mais par contre, il est vrai que par moment il s’apparente à un livre d’horreur et par certains côtés il me fait même penser, par ses personnages très détaillés, à un livre de Stephen King.
C’est un beau et grand livre que je vous conseille avec conviction. Ce gros recueil contient aussi trois autres romans et huit nouvelles.


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dimanche 8 janvier 2006

Rien

Pas grand chose aujourd'hui. Marianne et un livre génial dont je ferai la chronique demain.

samedi 7 janvier 2006

Schmitt, Eric-Emmanuel : Lorsque j'étais une oeuvre d'art. (Albin Michel)

Qui n'a jamais rêvé de devenir un objet ? Mieux même, un objet d'admiration ?
Tel est le pacte que scellent un artiste exentrique et un jeune homme désepéré. Le premier, avide de scandale, prpose au second, avide d'exister de le transformer en oeuvre d'art.
Après tout, il n'a rien à y perdre, sinon la liberté.

Ce livre n’est pas vraiment un chef d’œuvre mais c’est un ouvrage original dont on se souvient longtemps après l’avoir terminé. Eric-Emmanuel Schmitt a le don d’écrire des histoires simples, faciles et agréables à lire.
Ce bouquin ne fait pas exception. Mais il a quelque chose de plus. Dans cette histoire cocasse ou un homme devient un objet par la volonté d’un artiste contemporain se glisse un certain malaise. En fait il s’agit d’une parabole sur la célébrité qui peut se révéler un esclavage moderne. Les relations sado masochistes entre l’artiste et son «œuvre » amuse au début et dérange assez vite. La fin montre que la conscience prime sur le corps et que la lucidité de sa condition ne protége pas nécessairement d’une sujétion à autrui. Un livre facile à lire donc, mais qui se révèle d’une profondeur inattendue.



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vendredi 6 janvier 2006

Duteurtre, Benoît : Service clientèle. (Folio)

« Des caisses d’hypermarchés aux péages autoroutiers, des halls d’aéroports aux guichets d’ex-services-publics-privatisés, il fallait continuellement attendre son tour pour se renseigner, attendre son tour pour payer, attendre son tour pour retirer la marchandise, embarquer très en retard sur des vols surchargés, franchir très lentement des kilomètres d’embouteillages. Et si par malheur, votre cas finissait par échapper aux cases prévues automatiquement, alors commençait le cycle beaucoup plus long des vaines réclamations à un personnel dépassé, lui-même, par la logique aveugle de cette organisation. »
Á travers la parabole d’un homme et son téléphone mobile, Benoît Duteurtre pourfend avec humour les travers de notre société occidentale, obsédée par le temps, le profit et la vitesse. Un roman bref, incisif et iconoclaste contre le diktat du « tout-communication ». (L'éditeur)

SERVICE CLIENTÈLE est un bon petit roman. Il dénonce avec humour, le tourbillon infernal du « toujours plus vite » dans lequel nous sommes irrésistiblement entraîné. Certes, le déroulement du récit est trop prévisible et sans grand suspense. Certes le livre est un peu court et se termine trop vite. Mais grâce au style enlevé de l’auteur, le bouquin se dévore allégrement. Une sympathique lecture d’agrément qui donne quand même à réfléchir.


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jeudi 5 janvier 2006

chopplet, Bernard; Lecomte,Jean-Marie; Degré,Michel; Pleutin, guy : Les Ardennes (Éditions Noires Terres)

Comme beaucoup je suppose, j’aime ma région et ma ville natale et je collectionne les livres qui leurs sont consacrées. Récemment je me suis fait offrir ce guide des Ardennes qui est vraiment original. Plutôt que de faire une Nième visite des principales villes et curiosités du département, les auteurs ont plutôt flânés au fil des petites routes et ont donc privilégiés les petits villages et petites curiosités. Les photos sont très belles et le livre est complété par des propositions de balades thématiques, à pied, en vélo ou en voiture. Ce livre donne envie de se promener des crêtes préardennaises au pays sedannais, de la Meuse à la Semoy. Le tout est complété par une multitude de renseignements touristiques. (Musées, visites, animations, guide des hôtels etc .)
C'est très curieux, ce livre est récent et je n'ai pas de lien Amazon à vous proposer.

:mur:

mercredi 4 janvier 2006

Lectures du début janvier (suite et fin)

Normalement, aujourd’hui est mon dernier jour consacré au BD de mon enfance.
Je vous présente deux classiques : LA FLÛTE Á SIX SCHTROUMPFS et LE PAYS MAUDIT. Deux aventures de Johan et Pirlouit. Aventures fantastico moyenâgeuses créées par le célèbre Peyo. C’est dans le premier de ces deux albums qu’apparurent pour la première fois les fameux « Schtroumpfs » qui firent la gloire de l’auteur. Encore une fois, c’est l’humour qui est roi dans ces deux albums. Je lirai sans doute aussi quelques autres BD plus récentes. (LITTEUL KEVIN par exemple).
Á demain.



mardi 3 janvier 2006

Lectures du début janvier (suite)

Aujourd’hui, même punition qu’hier. Deux albums de l’intégrale de Tillieux. : Tout Gil Jourdan tome 3 & 4 (je possède bien sûr les deux premiers tome) du même Tillieux dont je vous parlais hier à propos de « César). Des enquêtes passionnantes mais surtout extrêmement humoristiques. Vraiment bien.
Je vais (re) lire aussi la réédition par les éditions du Taupinembour (sic) du premier tome de la série du Vieux Nick. Une BD maritime mais génialement drôle avec un pirate (Barbe Noire) plus bête que tous les Dalton réunis.
Encore une bonne journée de nostalgie donc.
Vive les BD, le whisky et la bière.
:green:


lundi 2 janvier 2006

Lectures du début janvier

Bon, je ne sais pas vous mais pour ma part, après les excès des fêtes de fin d’année (en fait je continue encore), je ne suis pas très chaud pour lire des ouvrages compliqués. Donc, pendant quelques jours je vais lire des BD achetées et gardées précieusement pendant toute l’année dernière. Pour la plupart ce sont des BD qui ont enchantées mon enfance. Aujourd’hui je vous présente Tout César (tome 1 mais j’ai aussi le 2). Une bande dessinée de Tillieux, formidable auteur qui a fait les beaux jours de Spirou. Dans les années 50 et 60. Je suis en train de racheter l’intégrale de cet auteur. Une intégrale aussi mais dont je ne me suis racheté que le tome 2 : Tout Dan Cooper. J’avais, enfant, un album intitulé : « CAP SUR MARS » qui se retrouve dans ce tome. Il me tarde de le relire car je dois dire que je ne m’en souviens plus guère.

dimanche 1 janvier 2006

Bonne année !

:fete: :boing: :hello: :fete: :boing: :hello: :fete:
BONNE ANNÉE Á TOUS MES AMIS PASSIONNÉS DE LECTURE ! :fleurs: :D :fleurs: :D