" Laisse-moi te parler de Tyler. Tyler dit : les choses que tu possèdes finissent toujours par te posséder. C'est seulement après avoir tout perdu que tu es libre de faire ce dont tu as envie. Le Fight Club t'offre cette liberté.
- Première règle du Fight Club : Tu ne parles pas du Fight Club.
- Deuxième règle du Fight Club : Tu ne parles bas du Fight Club.
Tyler dit que chercher à s'améliorer, c'est rien que de la branlette. Tyler dit que l'autodestruction est sans doute la réponse.

" Métaphore acide et jubilatoire d'un monde au bord du chaos, perdu faute de révolution, Fight Club a été porté à l'écran en 1999 par David Fincher, le réalisateur de Seven et Alien 3.  

De Chuck Palahniuk, j'avais déjà lu et apprécié CHOKE, livre totalement déjanté. Un livre étonnant qui ne ressemblait à rien de ce que j'avais pu lire auparavant.
FIGHT CLUB est différent. Certes le roman est tout à fait délirant mais le récit sans être conventionnel est déjà plus classique. C'est un très bon récit, violent, prenant avec des pointes d'humour réjouissantes. Tout le livre baigne dans un climat paranoïaque à la Philip K. Dick. Pourtant ce n'est pas de la science fiction. En fait je ne l'aurais sûrement pas catalogué ainsi et je suis étonné du choix de cette collection pour ce livre. Un roman très nihiliste, violemment critique envers notre société qui met en scène un « héros » schizophrène dans un monde crépusculaire, désespérant qui n'est autre ... que le nôtre. Une écriture percutante qui ne laisse aucun répit jusqu'à un dénouement étonnamment énigmatique... bref une histoire atypique racontée dans un style dérangeant, cynique, choquant parfois, et qui atteint bien son but : scotcher le lecteur à son livre jusqu'à la dernière page.



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