mardi 17 février 2009

" Courir le guilledou - Faire la sainte Nitouche - En baver des ronds de chapeau - Se monter le bourrichon - En avoir sa claque - Changer de crémerie - Laisser pisser le mérinos... Nées pour la plupart de la verve populaire, les expressions ont de la couleur, de la saveur, de la tchatche, de l'humour, de la drôlerie, de la cruauté, de la sagesse, de la poésie. Pourtant, certaines vieillissent, passent de mode, paraissent de plus en plus énigmatiques. Pourquoi ne pas en sauver quelques-unes de l'oubli qui les menace comme j'avais réussi à redonner du tonus à certains mots ?
Vous aussi, tirez de votre conversation ou de votre mémoire des expressions en voie de disparition. Rappelez-vous, amusez-vous, inventoriez, fichez, employez, osez, étonnez, ayez de l'expressivité... En route, mauvaise troupe ! Fouette, cocher ! Et que ça saute ! "
Bon, manifestement ce bon Bernard Pivot avait besoin de quelque argent pour boucler ses fin de mois...
12 € pour 140 pages à la typographie très aérée (il est paru en poche depuis) c'est vraiment beaucoup. D'autant plus que les trois quarts de ces fameuses expressions à sauver sont non seulement tout à fait courantes mais employées régulièrement dans les conversations et en littérature.
Ce livre se parcoure en quelques minutes. La plupart du temps on ne trouve pas l'origine de l'expression présentée, pas ou peu d'explications étymologiques et l'on sent que Pivot expédie en vitesse ce bouquin pour passer à autre chose.
Ce petit livre n'est absolument pas indispensable. Il laisse la désagréable impression que l'auteur se sert de sa notoriété pour arrondir ses fins de mois.
Plongez vous plutôt dans LE PETIT ROBERT ou tout autre ouvrage sérieux.
Pas de lien Amazon pour ce petit bouquin qui frôle l'escroquerie.
Par Fantasio,
mardi 17 février 2009 à 00:00 :: Coups de gueule
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lundi 24 septembre 2007

« C'est ma première nuit sur Terre. Et c'est une sacrée nuit, pour l'instant. Je suis allée en ville, j'ai vu un concert, j'ai même enlevé mon premier terrien. C'est toi, évidemment. Eh oui, on est en pleine catastrophe et tu en fais partie. Tu es partant pour une séance de rock'n'roll ? »
Baby, Lati et Doll, trois jeunes créatures de la planète Nufon, nées de l'union entre une Terrienne et un Nufonien, décident de venir s'amuser sur Terre avec la ferme intention de découvrir « le sexe, la drogue et le rock'n'roll ».
Dès leur arrivée les filles enlèvent quelques Terriens pour renter des expériences sexuelles, essaient à peu près toutes les drogues qu'elles trouvent et deviennent des stars du rock adulées. Le capitaine Qwerk, chef des Nufoniens, voit leur fugue d'un très mauvais oeil et il vient en personne les récupérer sur Terre. Les filles, se sachant recherchées s'enfuient après leur dernier concert et vivent une suite d'aventures rocambolesques.
Bon hé bien je ne vais y aller par quatre chemins, ce bouquin est une daube comme j'en ai rarement lu. C'est mal écrit et sans doute mal traduit, l'histoire est gonflante et ce qui est sensé être drôle n'est que profondément ennuyeux. J'ai d'ailleurs, ce qui est très rare, arrêté ma lecture « normale » au bout d'une cinquantaine de page, pour parcourir le reste du bouquin en accéléré. Ce truc n'est ni de la SF, ni humoristique, ni érotique, ni... rien de cohérent d'ailleurs. J'ai du mal à comprendre comment on peut publier une nullité pareille. Ce n'est même pas de la littérature pour ados, enfin peut-être mais alors pour ados débiles.
Bref je vous conseille de passer votre chemin.
Oui, je suis fou et je désire acheter cette daube sans nom chez Amazon
Par Fantasio,
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mardi 16 janvier 2007

De nos jours, en Bretagne, Mélodie, quinze ans, raconte la descente aux enfers de sa famille, prise dans les filets d'une justice arbitraire.
Tout allait bien pour les Mérour. Un quotidien paisible et heureux, jusqu'à ce terrible matin où Mélodie voit son père quitter le domicile familial encadré de policiers. Accusé du pire des crimes. L'incrédulité cède rapidement la place à l'angoisse, la douleur puis la colère... Sur la foi d'un témoignage improbable, l'existence de Mélodie et des siens sombre dans le chaos déménagement dans un quartier sordide, travail de nuit de la mère, mutisme inquiétant du petit frère, nouveau lycée, père emprisonné.
Après avoir touché le fond, la jeune fille trouvera-t-elle la force de renouer avec la vie, de retrouver sa dignité et de pardonner ? Un roman qui résonnera longtemps dans les mémoires, par la force de son propos, par l'émotion brute qui se dégage de ses pages. Un tour de force.
Je n'ai pas trop de chance avec mes lectures en ce début d'année.
Ce livre n’est qu’une façon à peine romancée de tirer partie de l’affaire Outreaux. Mais il est tellement mal écrit qu’il n’en est qu’un mauvais pastiche. Rarement j’ai lu un aussi mauvais bouquin. Méprisable dans son fond, il est de plus totalement grotesque dans sa forme.
Je ne vous engage pas à le lire. Ce serait pour vous une perte de temps comme cela l’a été pour moi.
Vraiment un bouquin nul de chez nul.
N'achetez surtout pas ce livre chez Amazon... ou ailleurs
Par Fantasio,
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mercredi 10 janvier 2007
Bon, voila mon premier « coup de gueule » de l’année !
D’habitude et cela depuis 1998 paraît vers fin février le volume CHRONIQUE DE L’ANNÉE consacré aux événements de l’année précédente.
Cette année, ce livre périodique était disponible dès le début du mois de décembre. Alors bien évidemment, l’année 2006 s’arrête au mois d’octobre !
Je me doute bien que cela permet de vendre ce bouquin pour les fêtes de fin d’année mais il n’empêche que cette façon de faire est assez agaçante. C’est général d’ailleurs. Au mois d’août, alors qu’une bonne moitié des français essaient de passer des vacances tranquillement, les journaux télévisés présentent des reportages sur la rentrée scolaire. Dès le mois de novembre les illuminations de Noël sont installées dans les rues des villes et les catalogues de vente par correspondance sortent avec une saison d’avance. Que devient le présent ? A ce train là , il va bientôt être obligatoire d’acheter son cercueil avant trente ans !
C'est une évolution de notre société assez détestable.
Bon, autrement le bouquin résume assez bien les événements divers de l’année écoulée. Dans tous les domaines, sports, politiques, faits de société, artistiques, sciences et techniques… l’iconographie est largement présente et le volume présentera un intérêt certain lorsqu’il sera besoin de se documenter sur 2006. En le feuilletant rapidement, je suis d’ailleurs étonné de me rendre compte combien des faits importants et récents se sont déjà estompés de la mémoire. Noyés sous un océan d’informations diverses, nous ne retenons pas forcément de ces renseignements les plus notables et significatifs.
Sinon ce livre est bien conçu et est un bon aide-mémoire. Acheter ce livre chez Amazon
Par Fantasio,
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samedi 22 juillet 2006

"Je propose qu'au lieu de miser, nous jouions aux gages. J'explique que c'est comme une bataille, mais qu'à chaque carte posée perdante, le joueur reçoit un gage. Son premier gage est de me servir un verre de gin. Son deuxième de m'offrir une cigarette. Et je bois et je fume ! Lui embrasse."
Apolline remplit de couleurs vives son cahier de coloriages, dans le café en face de chez elle. Elle y rencontre B, avec qui elle se marie. Elle se prostitue, dans un hôtel où elle dispose de ce qu'elle appelle un cagibi. Avant tout cela il y avait l'héroïne, Miami, et puis Aveck, le fils qu'elle a eu avec Philippe.
Un monde décrit avec une étrange simplicité, dans lequel la violence explose de manière inopinée.
Rochelle Fack nous invite à pénétrer dans un univers inédit, où les mots s'amusent à distordre le réel pour mieux nous le restituer. (L'éditeur)
Le livre commence par nous asséner quelques descriptions bien crades et hallucinées de putréfaction, glaires, merdes et pourritures diverses. C’est totalement gratuit et n’est pas William Burroughs qui veut ! Ensuite, le récit est, sans doute volontairement, décousu à l’extrême et sans véritable but. Je me suis rarement autant ennuyé en essayant de trouver une quelconque qualité à ce bouquin mal fichu et très mal écrit.
Je vais vous raconter TOUT le livre en une phrase. Apolline passe sa vie à baiser (mal) et à se laver.
C’est tout ? Oui, c’est tout.
Donc je vous invite à éviter d’acheter ce « machin » sauf si vous voulez faire une blague à quelqu’un. Acheter ce "machin" chez Amazon si vraiment vous y tenez !
Par Fantasio,
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dimanche 18 juin 2006
Bon, j’avais juré que je ne lirais pas le dernier Nothomb et en fin de compte en voyant à la médiathèque l’épaisseur du bouquin, je me suis dit que l’affaire serait torché en une soirée.
Ce fut le cas.
Le cadre tout d’abord.
L’action ( ?) se déroule dans un camp de concentration emménagé pour les besoins d’une émission de télé-réalité. Des gens sont raflés, au hasard, pour meubler ce camp et des volontaires sont embauchés pour servir de gardiens. Amélie Nothomb les nomme des « Kapos » ignorant sans doute que dans les « vrais » camps, cette appellation était réservée aux prisonniers collaborateurs.
Le récit paresse d’une façon très linaire et raconte l’histoire d’une prisonnière : Pannonique et de ses rapports avec une « kapo » : Zdena. Pannonique étant un modèle de courage et de bonté et Zdena, comme il se doit, une ordure éblouie par la beauté et le charisme de sa captive.
Que dire d’autre ?
On peut croiser le matricule EPJ 327 amoureux de Pannonique (elle-même portant le doux numéro de CKZ 114) mais on n’en saura guère plus, les caractères des personnages n’étant qu’à peine esquissés.
L’idée de départ aurait pu donner une bonne petite contre-utopie mais Amélie Nothomb réussit l’exploit de nous ennuyer sur pourtant moins de deux cent pages imprimées en gros caractères.
Quelques petites leçons de morale (c’est pas bien de regarder des trucs comme ça à la télévision) arrivent involontairement à nous distraire.
Il faut y ajouter une bonne dose de truismes et de tautologies et pour finir en beauté, un dénouement qui dépasse le grotesque.
Voila, l’épreuve étant terminé, je peux attendre de pied ferme la prochaine livraison annuelle de la mère Nothomb… mais je passerai peut-être mon tour. En attendant je vais lire un livre tiens. Histoire de changer.
Acheter ce livre chez Amazon
Par Fantasio,
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dimanche 5 mars 2006
Bon, après mon absence pour cause de grippe (non aviaire), je vais vous parler d’une collection parue en 1970 aux éditions Rencontre et modestement intitulée « Chefs-d’œuvre de la Science-Fiction ».
Dirigée et présentée par Jacques Bergier, cette collection était à la limite de l’escroquerie.
D’abord, elle prétendait faire le tour de la science fiction mondiale en douze romans ce qui est quand même assez présomptueux !
Si encore il s’agissait des plus grands succès de la SF ou tout au moins de grandes œuvres reconnues de tous, l’entreprise aurait été acceptable.
Si même, l’auteur de ce choix avait assumé une subjectivité totale pour cette collection avec avertissement aux futurs lecteurs, le projet aurait été aussi admissible.
Mais là vraiment…
Voici les douze volumes des « Chefs d’œuvre de la Science-Fiction ».
- Ivan Efremov : LA NÉBULEUSE D’ANDROMÈDE. (Roman totalement indigeste, soviétique dans le fond et la forme, qui de plus n’est que le premier volume d’une trilogie dont les suites ne figurent pas dans le reste de la collection)
- B.R Bruss : L’APPARITION DES SURHOMMES. (Précédemment paru dans la collection « Anticipation » du Fleuve Noir, ce n’est certes pas un mauvais roman par rapport à la plupart des livres du « Fleuve ». Ce n’est ni le moins bon, ni le meilleur de cet auteur. Mais ce n’est en aucun cas un chef d’œuvre !)
- José Moselli : LA FIN D’ILLA suivi de LE MESSAGER DE LA PLANÈTE et de LA CITÉ DU GOUFFRE. (Sur le thème classique de la civilisation disparue, ce livre est une curiosité. Plutôt bien écrit malgré un style ampoulé assez vieillot (1923) c’est une découverte plutôt sympathique mais encore une fois ce n’est pas un roman de SF indispensable.)
- Jan Weiss : LA MAISON AUX MILLE ÉTAGES. (Ce livre très étrange est une réussite. Un roman étrange et cauchemardesque.)
- William Sloane : LUTTE AVEC LA NUIT. (Ce livre, assez connu, ne m’a pas marqué plus que cela. Je l’ai trouvé légèrement ennuyeux. Trop long en tout cas.)
- Fredric Brown : MARTIENS, GO HOME ! (Une sympathique fantaisie d’un auteur habitué au burlesque dans la science fiction. Ce roman ne vaut certainement pas son chef d’œuvre : L’UNIVERS EN FOLIE mais est un livre très drôle.)
- J-H Rosny Aîné : LES NAVIGATEURS DE L’INFINI. (Sans doute le meilleur livre, avec LA GUERRE DU FEU, du célèbre auteur belge. La lente agonie de la race dominante d’une planète, Mars en l’occurrence y est racontée d’une manière étonnamment moderne et poétique pour un roman datant quand même de 1925). Je possède également l’édition du « Rayon Fantastique » de ce roman dont la couverture magnifique est de Forest. Elle est visible ICI
- Robert Heinlein : UNE PORTE SUR L’ÉTÉ. (Une formidable variation sur le thème du voyage dans le temps. Les multiples allers et retours du héros à travers le temps, grâce aux techniques de cryogénisation donnent le tournis. Le livre, à la fois passionnant et drôle est une absolue réussite dans un ton carrément humoristique, avec aussi comme héros secondaire un chat dont la description du caractère est formidable.)
- Stanislas Lem : SOLARIS. (Au-delà du thème assez original d’une planète intelligente (ou plutôt de l’océan qui la recouvre), SOLARIS est un livre au ton grave mais profondément ennuyeux. Je baille rien que de penser que j’ai réussi à le finir !)
- Conan Doyle : LA VILLE DU GOUFFRE. (Le thème usité de la redécouverte de l’Atlantide traité d’une façon plutôt conventionnelle par l’auteur des « Sherlock Holmes » La partie « fantastique » est plus convaincante que la partie « science fiction ». L’HORREUR EN PLEIN CIEL, petite nouvelle amusante complète le bouquin. Rien de transcendant en tout cas.)
- Olaf Stapledon : CRÉATEUR D’ÉTOILES : (Un livre carrément illisible !)
- Jack Williamson : PLUS NOIR QUE VOUS NE LE PENSEZ ; (Un fatras indigeste d’occultisme, de pouvoirs paranormaux, de sorcellerie, de religion et de pseudo psychologie…. Je m’étonne du succès (relatif) qu’a obtenu ce bouquin.)
Voila donc les « Chefs d’oeuvre » que propose cette collection. Les couvertures sont il est vrai superbes et ornent de très belle façon une bibliothèque mais pour le reste… ne vous précipitez pas chez votre bouquiniste. Ce serait de l’argent fort mal dépensé !
Par Fantasio,
dimanche 5 mars 2006 à 00:00 :: Coups de gueule
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samedi 11 février 2006
Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression qu’ils se foutent un peu de leurs lecteurs les gars de Spirou !
Depuis trois numéros, le journal a changé (un peu) de formule. 20 pages de plus et une couverture en papier glacée très chouette. Pour la couverture, rien à dire sauf peut-être que je n’en vois pas trop l’utilité. Sur les vingt pages de plus par contre, on peut se poser des questions. Elles sont utilisées pour rééditer d’anciennes aventures ou Gags. Si il est toujours sympa de relire des vieilles planches de Gaston Lagaffe, ou de Boule et Bill, je ne vois pas l’intérêt de se retaper des « pauvre Lampil » ou des aventures complètes des Schtroumpfs que l’on peut trouver en albums n’importe où. Il y a aussi beaucoup plus de publicité.
La cerise sur le gâteau est le courrier que j’ai reçu qui m’annonce qu je suis un privilégié car mon prélèvement trimestriel n’augmentera que d’une somme ridicule. Il passe en effet de 16 euros à 20,80 euros. Une paille !
Bon, je lis ce journal depuis quarante cinq ans et je ne vais pas arrêter ce petit quart d’heure de détente hebdomadaire. N’empêche que je n’aime pas trop cette façon de recycler de vieilles BD (il faut dire que le niveau des nouvelles est, sauf exception, assez bas.) Mais bon, j’espère qu‘il ne s’agit pas du début de la fin de ce fameux journal de BD. Je compte bien le recevoir encore longtemps (une cinquantaine d’années de plus me conviendrait bien tiens !)
Par Fantasio,
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jeudi 9 février 2006
Évidemment, je me suis acheté le numéro spécial de Charlie Hebdo consacré aux fameuses caricatures de Mahomet qui font tellement de bruit en ce moment. Un numéro sans surprise ou les dessinateurs en rajoutent une bonne couche. Avec talent d’ailleurs. Il faut dire que ce scandale est du gâteau pour les Cabu, Wolinski, Tignous et autres Charb. Au passage, ils fustigent les faux culs de cathos qui dans leur coin aimeraient bien que la censure s’exerce aussi contre les caricaturistes qui se permettent de ridiculiser le pape et les intégristes de tous poils.
Je n’achète que rarement ce canard car il n’est vraiment plus ce qu’il était. Il n’a plus grand-chose à voir avec le brûlot anarchiste des années 70. C’était certes le pendant du fameux « Hara-kiri » et comme lui était souvent « bête et méchant » mais on y trouvait aussi de nombreuses pages qui donnaient matière à réflexion. Ce n’est plus guère le cas actuellement et c’est plus un journal « libéral libertaire » qu’autre chose. Mais malgré ces regrets, Charlie hebdo reste quand même d’une lecture assez réjouissante. En tous cas, ce numéro est réussi. De plus il devrait être très bon pour les finances de ce journal. Habituellement tiré à 100.000 exemplaire, ce numéro spécial l'a été dans un premier temps à 160.000 et un nouveau tirage, également de 160.000 exemplaires a été proposé à la vente dès Jeudi. Une aubaine donc que ce scandale pour cet hebdomadaire satirique.
Si la religion (ou plutôt LES religions) ne sont pas « l’opium du peuple » elles sont bien l’expression de la bêtise la plus crasse et sectaire et sans doute le vecteur principal d’une grande partie de la misère du monde. Je constate d'ailleurs avec effarement leur grand retour.
Par Fantasio,
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mardi 25 octobre 2005
Alors là , je suis énervé ! J’avais dans mes rayons depuis un bon moment un petit bouquin d’Annie Saumont : ALDO, MON AMI. Hier, au moment de le lire, je m’aperçois qu’une bonne moitié des nouvelles de ce recueil étaient reprises d’autres livres de l’auteur et surtout, SURTOUT qu’il s’agissait d’une de ces éditions commentée et expliquée. Une horreur ! Toute les trois lignes, un renvoi en bas de page pour des éclaircissements débiles s’adressant sans doute à des demeurés.
Du style :
- « gomina : produit qui fait briller les cheveux. »
- « dauphine : voiture très en vogue dans les années 60. »
- « embolie : obstruction d’un vaisseau sanguin. »
- « Cambrai : ville du département du nord (59). »
- « troufions : soldats (populaire). »
- « Candide : innocent, naïf. »
- « soutif : soutien-gorge (familier). »
Des centaines comme ça !
Je sais que j’aurais dû faire attention en achetant …la chose car il y a bien l’indication « présentation et dossier » sur la couverture, mais par contre, aucune mention de ce que ces nouvelles ont déjà été publiées. Je remarque aussi que ces bouquins qui pourraient décourager très vite un adolescent de la lecture se généralisent de plus en plus.
Bon ce livre va aller s’enterrer au plus profond de la plus éloignée de mes bibliothèques.
Par ailleurs, Annie Saumont est une très bonne nouvelliste et pour le lien Amazon, je vous suggérerai plutôt celui-ci : NOIR COMME D'HABITUDE qui est vraiment très bon.
Acheter ce livre chez Amazon
Par Fantasio,
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mercredi 12 octobre 2005
Je viens de lire dans Télérama.
Meurtre à la Série noire.
Chez Gallimard, on parle de lifting, mais les amateurs ne s’y trompent pas. La Série noire est en train de vivre un enterrement de première classe. L’année de ses 60 ans. La collection de poche disparaît pour faire place à des romans policiers grand format, ce qui, par voie de conséquence, double son prix. Certes, les ventes s’érodaient et dépassaient rarement les 5000 exemplaires. Le public, qui fit le succès de la collection jaune et noir créée dans l’euphorie de l’après-guerre par Marcel Duhamel, la délaissait, et la concurrence d’autres maisons d’édition plus récentes se faisait de plus en plus sévère.
En 2001, Gallimard avait imposé un nouveau look à la série, en changeant sa typographie, en lui offrant quelques centimètres supplémentaires et une photo sur la couverture. Peine perdue. La menace était claire depuis le printemps dernier, quand son directeur, Patrick Raynal, émigra chez Fayard. En devenant chic et chère, la Série noire perd son identité et sa vocation initiale de collection populaire. On se croirait à La Samaritaine : on ferme rapidement et discrètement les locaux, on reclasse le personnel. Demain, les seuls à se réjouir seront les collectionneurs et les bouquinistes.
Christine Ferniot
Vraiment c'est dégueulasse, tout fout le camp ! Cette collection mythique éditait (et surtout rééditait) en général de très bons livres à un prix abordable (entre 8 et 15 € quand même). J’aimais sa présentation sobre qui donnait un bel effet à un rayon de bibliothèque. C’est dommage. Je viens de regarder ma réserve et il m’en reste six d’avance à lire. 
:diable:
Par Fantasio,
mercredi 12 octobre 2005 à 18:17 :: Coups de gueule
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samedi 24 septembre 2005

Vingt petites histoires sous forme de contes, de légendes, de mini polars.
Bernard Werber nous offre avec L'ARBRE DES POSSIBLES des récits fantastiques où les dieux vont à l'école pour apprendre à gouverner les peuples, où les objets sont soudainement remplacés par leurs noms, où les gens ne savent compter que jusqu'à 20, où l'on part en vacances au XVII° siècle sans oublier de se faire vacciner contre la peste...
Foisonnement d'idées poétiques, de décors grandioses, de personnages drôles et truculents, ce livre révèle un nouvel aspect de l'oeuvre de l'auteur des FOURMIS et de L'EMPIRE DES ANGES.(L'ÉDITEUR)
Bon alors aujourd’hui je vais me faire des ennemis…
Je sais qu’il y a un sacré nombre de fans de Bernard Werber. Je sais aussi que ce gars là a commencé très fort avec sa trilogie des FOURMIS . Son roman LES THANATONAUTES bien qu’écrit dans un style un peu poussiéreux (genre Maurice Renard ou Jacques Spitz) avait le grand mérite d’être original. Mais manifestement l’auteur n’a plus rien à dire. Ce recueil de nouvelles frise l’escroquerie. La facture d’abord : une écriture faussement philosophique et volontairement naïve qui est à la mode chez les admirateurs de Paulo Coelho. Le fond ensuite : c’est incroyable ! Sur les vingt histoires de ce bouquin, au moins une douzaine m’ont rappelé (très fort) de belles et grandes nouvelles de romanciers américains des années cinquante. Mais la maestria en moins bien sûr. Certaines sont tellement pompées sur des classiques de science fiction (Ray Bradbury, Frédric Brown…) que l’on en est gêné pour l’auteur. Une gêne que manifestement Werber ne partage pas du tout.
Un sale petit bouquin qui, n’aurait jamais dû être publié.
Pas de lien vers Amazon.
Par Fantasio,
samedi 24 septembre 2005 à 16:55 :: Coups de gueule
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mercredi 24 août 2005
Ça avait commencé quand il était petit. Sa première femme, il l'avait tué à sept ans. Ce n'était pas une femme, évidemment, c'était une petite fille de son âge, une copine."
Récit pétrifiant jusqu'au comique, IL ENTRERAIT DANS LA LÉGENDE retrace l'implacable cheminement d'un serial killer que l'amour absolu des femmes et des petites filles pousse au crime. Serait-ce elles qui le lui demandent ?
Entre narration candidement cruelle, journal intime et catalogue de sévices sexuels, le texte est structuré en 2323 séquences d'une précision maniaque, à la manière d'un chant très ancien en forme de polyphonie sauvage et meurtrière.(L'ÉDITEUR)
Ce bouquin est un simple catalogue d’atrocités. Pas d’histoire, rien. S’il est assez odieux dans le fond, le récit de 229 pages est tout aussi pénible dans la forme. L’écriture est insupportable de médiocrité. L’auteur est parait-il journaliste à LIBÉRATION. Quand je pense à tout le battage fait autour de « Rose Bonbon » (qui n’était d’ailleurs qu’un très mauvais roman mais guère plus choquant que n’importe quel « S.A.S »), je me dis qu’il y a vraiment deux poids, deux mesures dans la dénonciation par les critiques d’œuvres « choquantes ». Il faut être clair, ce qui me dérange dans ce livre, ce n’est pas vraiment les récits (fastidieux) de viols et de tortures (j’ai lu Sade entre autres) mais la nullité de l’écriture et le manque total de style. Une volonté de choquer pour choquer. J’enrage simplement d’avoir déboursé 17€ pour ce « machin » sans aucun intérêt.
Par Fantasio,
mercredi 24 août 2005 à 16:15 :: Coups de gueule
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